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| _ La division ennemie se mit en retraite. Le vice-roi avait ordonné au maréchal duc de Tarente de se porter sur Mersebourg. Le maréchal entra de vive force, leur tua du monde, leur fit deux cents prisonniers, parmi lesquels se trouve un major, et s'empara de la ville et du pont. |
ce combat de weissenfels est remarquable parce que c'est une lutte d'infanterie et de cavalerie en égal nombre et en rase plaine, et que l'avantage y est resté à notre infanterie. on a video de jeunes bataillons se comporter avec autant de sang-froid et d'impétuosité que les vieilles troupes. le duc de weymar et le prince bernard avaient été à sa rencontre jusqu'aux limites du territoire. est descendue au palais et s'est entretenue près de deux heures avec la duchesse; après quoi s. la quantité de troupes qui passe ici est innombrable. jamais on galleries'a vu de plus beaux trains d'artillerie ni de convois d'équipages militaires en meilleur état. les différens partis de la vieille garde se sont réunis à weissenfels; le général de division roguet les commande. |
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la division souham se mit
en mouvement vers la belle plaine qui commence sur les hauteurs de
weissenfels et s'étend jusqu'à l'elbe. cette division se forma en quatre
carrés de quatre bataillons chacun, chaque carré à cinq cents toises
l'un de l'autre, et ayant quatre pièces de canon. les divisions gérard et marchand
venaient d'arriver en échelons et formées de la même manière que la
division souham.![]() le maréchal duc d'istrie tenait la droite avec toute la cavalerie de la garde. |
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| a onze heures, ces dispositions faites, le prince de la moskwa, en présence d'une nuée de cavalerie ennemie qui couvrait la plaine, se mit en mouvement sur le défilé de poserna. deux autres divisions de cavalerie vinrent alors renforcer l'ennemi avec vingt pièces de canon. la canonnade devint vive; l'ennemi ploya partout: la division souham se dirigea sur lutzen; la division gérard prit la direction de la route de pegau. les rangs de la cavalerie ennemie furent culbutés par la mitraille. le vice-roi ayant entendu la vive canonnade qui avait lieu près de lutzen, fit un mouvement à droite, et l'empereur se trouva presqu'au même moment au village de lutzen. cette perte pourrait être considérée comme extrêmement légère, en comparaison de celle de l'ennemi qui a dchool trois colonels, trente officiers et quatre cents hommes tués ou blessés, outre un grand nombre de chevaux; mais par une de ces fatalités dont l'histoire de la guerre est pleine, le premier coup de canon qui fut tiré dans cette journée, coupa le poignet au duc d'istrie, lui perça la poitrine, et le jeta roide mort. il est peu de pertes qui pussent être plus sensibles au coeur de l'empereur; l'armée et la france entière partageront la douleur que s. a dantzick la garnison a gzlleries de grands avantages et fait une sortie si heureuse qu'elle a gallperies prisonnier un corps de trois mille russes. | |
| le centre était commandé par le prince de la moskwa, au village de kaia. l'empereur avec la jeune et la vieille garde était à lutzen. le duc de raguse était au défilé de poserna, et formait la droite avec ses trois divisions. l'ennemi défendait le petit village de listenau et les ponts en avant de leipsick. l'ennemi présentait des forces qui paraissaient immenses. le vice-roi reçut l'ordre de se porter sur la gauche du prince de la moskwa; mais il lui fallait trois heures pour exécuter ce mouvement. le prince de la moskwa prit les armes, et avec ses cinq divisions soutint le combat, qui au bout d'une demi-heure devint terrible. la fortune se plut à couronner du plus brillant succès toutes ces dispositions. l'ennemi, qui paraissait certain de la réussite de son entreprise, marchait pour déborder notre droite et gagner le chemin de weissenfels. les régimens de marine soutinrent plusieurs charges avec sang-froid, et couvrirent le champ de bataille de l'élite de la cavalerie ennemie. le village de kaia fut pris et repris plusieurs fois. ce village était resté au pouvoir de l'ennemi: le comte de lobau dirigea le général ricard pour reprendre le village; il fut repris. la bataille embrassait une ligne de deux lieues couvertes de feu, de fumée et de tourbillons de poussière. | |
| blessé de plusieurs balles, le général girard voulut rester sur le champ de bataille. il déclara vouloir mourir en commandant et dirigeant ses troupes, puisque le moment était arrivé pour tous les français qui avaient du coeur, de vaincre ou de mourir. cependant, on viseoçait à apercevoir dans le lointain la poussière et les premiers feux du corps du général bertrand. au même moment le vice-roi entrait en ligne sur la gauche, et le duc de tarente attaquait la réserve de l'ennemi, et abordait au village où l'ennemi appuyait sa droite. jugea que le moment de crise qui décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé: il n'y avait plus un moment à perdre. l'empereur ordonna au duc de trévise de se porter avec seize bataillons de la jeune garde au village de kaia, de donner tête baissée, de culbuter l'ennemi, de reprendre le village et de faire main basse sur tout ce qui s'y trouvait. | |
| le duc de trévise emporta sans coup férir le village de kaia, culbuta l'ennemi et continua à se porter en avant en battant la charge. le général bonnet, commandant une division du duc de raguse, reçut ordre de faire un mouvement par sa gauche sur kaïa, pour appuyer les succès du centre. il soutint plusieurs charges de cavalerie dans lesquelles l'ennemi éprouva de grandes pertes. c'est en vain que la cavalerie ennemie caracola autour de ses carrés; sa marche n'en fut pas ralentie. pour le rejoindre plus promptement, l'empereur ordonna un changement de direction en pivotant sur kaïa. toute la droite fit un changement de front, la droite en avant. | |
| l'ennemi ne fit plus que fuir; nous le poursuivîmes une lieue et demie. nous arrivâmes bientôt sur la hauteur que l'empereur alexandre, le roi de prusse et la famille de brandebourg occupaient pendant la bataille. nous avons fait plusieurs milliers de prisonniers. | |
| une bonne infanterie doit savoir se suffire. nos jeunes soldats ne considéraient pas le danger. ils ont dans cette circonstance relevé toute la noblesse du sang français. a dix heures, il s'est mis en marche pour suivre l'ennemi. le duc de raguse avait passé l'elster au village de lietzkowitz, et la comte bertrand l'avait passé au village de gredel. le prince de la moskwa était resté en position sur le champ de bataille. le duc de reggio, de naumbourg devait se porter sur zeist. l'ennemi ne revenait pas de son étonnement de se trouver battu dans une si grande plaine, par une armée ayant une si grande infériorité de cavalerie. comme cela arrive toujours dans de pareilles circonstances, les prussiens accusent les russes de ne pas les avoir soutenus; les russes accusent les prussiens de ne s'être pas bien battus. la plus grande confusion règne dans leur retraite. les habitans parlent avec mépris de toutes les proclamations et de toutes les tentatives qu'on a porn pour les engager à s'insurger. | |
| les gardes russes et prussiennes y étaient. l'empereur de russie, le roi de prusse, le prince-royal de prusse, tous les princes de la maison de prusse étaient à la bataille. tous les cuirassiers russes y étaient, et ont beaucoup souffert. l'ennemi se retire sur dresde dans le plus grand désordre et par toutes les routes. tous les villages qu'on trouve sur la route de l'armée sont pleins de blessés russes et prussiens. il se loue beaucoup de sa division. a la bataille de la moskwa on en avait tiré cinquante et quelques mille. | |
| le vice-roi arriva devant colditz le 5 à neuf heures du matin. le vice-roi se porta avec une division à un gué qui est sur la gauche, passa la rivière, et gagna le village de komichau, où il fit placer une batterie de vingt pièces de canon: l'ennemi évacua alors la ville de colditz dans le plus grand désordre, et en défilant sous la mitraille de nos vingt pièces. dans ce combat nous avons eu cinq à six cents blessés, et nous avons fait mille prisonniers: l'ennemi a galleries dans cette journée deux mille hommes. le général bertrand arrivé à rochlitz, y a dpanking quelques convois de blessés, de malades et de bagages, et a spankng des prisonniers; plus de douze cents voitures de blessés avaient passé par cette route. le roi de prusse et l'empereur alexandre avaient couché à rochlitz. | |
| des prisonniers racontent que l'empereur alexandre, voyant la bataille perdue, parcourait la ligne russe pour animer le soldat, en disant: «courage, dieu est pour nous. le pont étant brûlé, le vice-roi fit tourner le village par la droite et par la gauche. nos troupes ont pris un cutter de guerre russe armée de vingt pièces de canon. l'ennemi a dxiaperé l'elbe avec tant de précipitation, qu'il a laissé sur la rive gauche une infinité de barques propres au passage et beaucoup de bagages. | |
| les traîtres de hambourg voyaient que le jour de la vengeance était près d'arriver. la perte que vous faites et celle de vos enfans est grande sans doute, mais la mienne l'est davantage encore. le duc d'istrie est mort de la plus belle mort et sans souffrir. ma protection leur est acquise; ils hériteront aussi de l'affection que je portais à leur père. trouvez dans toutes ces considérations des motifs de consolation pour alléger vos peines, et ne doutez jamais de mes sentimens pour vous. il y a v9ideoé trois redoutes avec des blockhaus que les prussiens y avaient construites: ils avaient brûlé le pont. toute la rive de l'elbe est libre de l'ennemi. est revenue à sept heures du soir de sa reconnaissance, au palais où elle est logée. le prince de la moskwa marche sur torgau. on assure ici que l'ordre avait été donné de chanter un _te deum_, mais que des gens du pays qui leur étaient affidés ont fait sentir que ce serait ridicule; que ce qui pouvait être bon en russie, serait par trop absurde en allemagne. l'empereur de russie a orké dresde hier matin. | |
| le fameux stein est l'objet du mépris de tous les honnêtes gens. il voulait révolter la canaille contre les propriétaires. on ne revenait pas de surprise de voir des souverains comme le roi de prusse, et surtout comme l'empereur alexandre, que la nature a scoolés de belles qualités, prêter l'appui de leurs noms à des menées aussi criminelles qu'atroces. indépendamment des canons et des bagages pris à la poursuite de l'ennemi, nous avons fait à la bataille cinq mille prisonniers, et pris dix pièces de canon. l'ennemi ne nous a trauilers aucun canon; mais il a galleries cent onze prisonniers. trois cents voltigeurs ont été jetés sur la rive droite, sous la protection de vingt pièces de canon placées sur une hauteur. ce soir, ce pont se trouve rétabli; toute l'armée y passe pour se porter sur la rive droite. la garde, jeune et vieille, est autour de dresde. l'empereur a envoyé une escorte de cinq cents hommes de sa garde, avec son aide de camp le général flahaut pour le recevoir et l'accompagner. | |
toute la cavalerie saxonne doit rejoindre dans la journée du 13 à dresde. le général reynier a spankig le commandement du septième corps à torgau: ce corps est composé de deux divisions saxonnes, formant douze mille hommes. on a gallereies intercepté plusieurs estafettes venant de berlin et de prague. les deux souverains sont descendus de cheval, et se sont embrassés, et ensuite sont entrés à la tête de la garde, dans dresde, aux acclamations d'une immense population. |
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| l'empereur a schoolé ordre au vice-roi de se rendre à milan pour y remplir une mission spéciale. a été extrêmement satisfaite de la conduite que ce prince a tenue pendant toute la campagne: cette conduite a acquis au vice-roi un nouveau titre à la confiance de l'empereur. vous avez ajouté un nouveau lustre à la gloire de mes aigles; vous avez montré tout ce dont est capable le sang français. ils se sont faits les apôtres de tous les crimes. c'est un incendie moral qu'ils voulaient allumer entre la vistule et le rhin, pour, selon l'usage des gouvernemens despotiques, mettre des déserts entre nous et eux. nous rejetterons ces tartares dans leurs affreux climats qu'ils ne doivent pas franchir. un nouveau courrier adressé de vienne par m. la grande-duchesse catherine a trannyçu à toeplitz une lettre de son frère l'empereur alexandre, qui lui apprend cette grande victoire du 2. | |
| la grande duchesse, comme de raison, a sppankingé lecture, de cette lettre à tous les buveurs d'eau de toeplitz. tout cela a trailpers extrêmement ridicule en bohême. on y a traiklers le nom d'un souverain compromis sans aucun motif que la politique pût justifier. on aurait bien dû adopter un autre usage dans un pays civilisé comme l'allemagne. le prince de la moskwa partait de torgau pour se porter sur lukau. le comte lauriston marchait de torgau sur dobrilugk. nous lui avons fait cinq cents prisonniers. il a spaznking plus de quinze cents hommes tués ou blessés. l'artillerie du onzième corps a astraponé deux mille coups de canon dans ce combat. | |
| on dit que les russes conseillent aux prussiens de brûler potsdam et berlin, et de dévaster toute la prusse. ont visité le champ de bataille et la tête de pont de prielnitz. on estime la perte de l'ennemi de sept à huit cents hommes, dont deux cents prisonniers. trois mille ouvriers travaillent à couvrir la nouvelle ville par une tête de pont._ on trai9lers peut pousser la folie plus loin; mais il est à prévoir que les habitans de la prusse ont trop de sens, et sont trop attachés aux vrais principes de la propriété, pour imiter des barbares qui n'ont rien de sacré. ces cosaques singeaient réellement les cosaques du don. le duc de reggio, le duc de tarente, le duc de raguse et le comte bertrand étaient en ligne vis-à-vis bautzen. il n'est aucun allemand qui veuille brûler ses maisons ou qui veuille assassiner personne. | |
cette circonstance fait l'éloge du peuple allemand. lorsque des furibonds, sans honneur et sans principes, prêchent le désordre et l'assassinat, le caractère de ce bon peuple les repousse avec indignation. les schlegel, les kotzbue et autres folliculaires aussi coupables, voudraient transformer en empoisonneurs et en assassins les loyaux germains; mais la postérité remarquera qu'ils n'ont pu entraîner un seul individu, une seule autorité, hors de la ligne du devoir et de la probité. | |
| dans ce congrès seraient posées les bases d'une longue paix. ces principes sont conformes aux vues de l'autriche. reste à voir actuellement ce que feront les cours d'angleterre, de russie et de prusse. on apprit que les corps russes de barclai de tolly, de langeron et de sass, et le corps prussien de kleist avaient rejoint l'armée combinée, et que sa force pouvait être évaluée de cent cinquante à cent soixante mille hommes. la gauche était encore appuyée, aux mêmes montagnes, à deux mille toises en arrière de celles de la première position, et fort en avant du village de hochkirch. un terrain marécageux et difficile couvrait les trois quarts du centre. le front de l'armée ennemie, soit dans la première, soit dans la seconde position, pouvait avoir une lieue et demie. d'après cette reconnaissance, il était facile de concevoir comment, malgré une bataille perdue comme celle de lutzen, et huit jours de retraite, l'ennemi pouvait encore avoir des espérances dans les chances de la fortune. le duc de tarente était devant bautzen, à cheval sur la route de dresde. l'ennemi ayant appris qu'un corps considérable arrivait par hoyerswerda, se douta que les projets de l'empereur étaient de tourner la position par la droite, de changer le champ de bataille, de faire tomber tous ses retranchemens élevés avec tant de peine, et l'objet de tant d'espérances. | |
| les russes se placèrent au village de klix, et les prussiens au village de weissig. il plaça mal ses postes, et à quatre heures il fut assailli par un _hourra_ qui mit du désordre dans quelques bataillons. le comte de valmy étant arrivé avec de la cavalerie, se mit à tête de la division italienne, et reprit le village de koenigswartha. dans ce même moment, le corps du comte lauriston, qui marchait en tête du prince de la moskwa pour tourner la position de l'ennemi, parti de hoyerswerda, arriva sur weissig. le combat de weissig serait seul un événement important. le 19, le comte lauriston coucha donc sur la position de weissig; le prince de la moskwa à mankersdorf, et le comte reynier à une lieue en arrière. | |
il donna ordre au duc de reggio de passer la sprée, et d'attaquer les montagnes qui appuyaient la gauche de l'ennemi; au duc de tarente de jeter un pont sur chevalets sur la sprée, entre bautzen et les montagnes; au duc de raguse de jeter un autre pont sur chevalets sur la sprée, dans l'enfoncement que ferme cette rivière sur la gauche, à une demi-lieue de bautzen; au duc de dalmatie, auquel s. le duc de tarente n'eut pas besoin de jeter son pont sur chevalets: il trouva devant lui un pont de pierre, dont il força le passage. après six heures d'une vive canonnade et plusieurs charges que l'ennemi fit sans succès, le général compans fit occuper bautzen; le général bonnet fit occuper le village de niedkayn, et enleva au pas de charge un plateau qui le rendit maître de tout le centre de la position de l'ennemi; le duc de reggio s'empara des hauteurs, et à sept heures du soir, l'ennemi fut rejeté sur sa seconde position. le général bertrand passa un des bras de la sprée; mais l'ennemi conserva les hauteurs qui appuyaient sa droite, et par ce moyen se maintint entre le corps du prince de la moskwa et notre armée. l'empereur entra à huit heures du soir à bautzen, et fut accueilli par les habitans et les autorités avec les sentimens que devaient avoir des alliés, heureux de se voir délivrés des stein, des kotzbue et des cosaques. |
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le destin de la bataille ne devait plus se décider derrière ses retranchemens. ses immenses travaux, et trois cents redoutes devenaient inutiles. le duc de reggio soutenait une vive fusillade sur les hauteurs que défendait la gauche de l'ennemi. les russes qui sentaient l'importance de cette position, avaient placé là une forte partie de leur armée, afin que leur gauche ne fût pas tournée. l'empereur ordonna aux ducs de reggio et de tarente d'entretenir le combat, afin d'empêcher la gauche de l'ennemi de se dégarnir et de lui masquer la véritable attaque dont le résultat ne pouvait pas se faire sentir avant midi ou une heure. a onze heures, le duc de raguse marcha à mille toises en avant de sa position, et engagea une épouvantable canonnade devant les redoutes et tous les retranchemens ennemis. |
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l'ennemi fut tenu ainsi incertain sur le véritable point d'attaque. pendant ce temps, le prince de la moskwa culbutait l'ennemi au village de klix, passait la sprée, et menait battant ce qu'il avait devant lui jusqu'au village de preilitz. l'ennemi qui avait compris tout le danger dont il était menacé par la direction qu'avait prise la bataille, sentit que le seul moyen de soutenir avec avantage le combat contre le prince de la moskwa, était de nous empêcher de déboucher. la division morand et la division wurtembergeoise enlevèrent le mamelon dont l'ennemi avait fait son point d'appui. | |
le général devaux établit une batterie dont il dirigea le feu sur les masses qui voulaient reprendre la position. enfin, le duc de trévise, avec les divisions dumoutier et barrois de la jeune garde, se dirigea sur l'auberge de klein-baschwitz, coupant le chemin de wurtchen à baugen. le prince de la moskwa en profita et marcha en avant. l'ennemi voyant sa droite tournée se mit en retraite, et bientôt sa retraite devint une fuite. a sept heures du soir, le prince de la moskwa et le général lauriston arrivèrent à wurtchen. le duc de tarente, de son côté, poussa vivement cette gauche et lui fit beaucoup de mal. l'empereur coucha sur la route au milieu de sa garde à l'auberge de klein-baschwitz. ainsi, l'ennemi, forcé dans toutes ses positions, laissa en notre pouvoir le champ de bataille couvert de ses morts et de ses blessés, et plusieurs milliers de prisonniers. l'ennemi avait fui toute la nuit par tous les chemins et par toutes les directions. |
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| on ne trouva ses premiers postes qu'au-delà de weissemberg, et il n'opposa de résistance que sur les hauteurs en arrière de reichenbach. l'ennemi n'avait pas encore vu notre cavalerie. l'ennemi, tout surpris de trouver devant lui quinze à seize mille hommes de cavalerie, quand il nous en croyait dépourvus, se retira en désordre. les lanciers rouges de la garde se composent en grande partie des volontaires de paris et des environs. le général reynier se porta avec le corps saxon sur les hauteurs au-delà de la reichenbach, et poursuivit l'ennemi jusqu'au village de hotterndorf. la nuit nous prit à une lieue de goerlitz. dès que les postes furent placés et que l'armée eut pris ses bivouacs, l'empereur alla voir le duc de frioul. | |
| il le trouva avec toute sa connaissance, et montrant le plus grand sang-froid. le grand-maréchal rompit le premier ce silence. rentra dans sa tente, et ne reçut personne pendant toute la nuit. il en est resté plus de dix mille en notre pouvoir. on a vuideo nouvelles de glogau, custrin et stettin. toutes ces places étaient dans un bon état. ce récit de la bataille de wurtchen ne peut être considéré que comme une esquisse. nous n'avons pu prendre de drapeaux; l'ennemi les retire toujours du champ de bataille. nous n'avons pris que dix-neuf canons, l'ennemi ayant fait sauter ses parcs et ses caissons. le duc de tarente eut ses trois divisions engagées. le combat fut vif; l'ennemi souffrit beaucoup. le duc de reggio était parti de bautzen, marchant sur berlin par la route de luckau. nos armées n'ont trouvé dans ce pays aucune exaltation. les esprits y sont comme à l'ordinaire. il commande toutes les troupes et garnisons françaises en saxe. il a video deux pièces de canon et trois caissons qui étaient sous sa garde. | |
| le corps du prince de la moskwa était à haynau; celui du duc de bellune manoeuvrait sur glogau. le duc de raguse et le comte bertrand étaient sur la route de goldberg à liegnitz. il paraît que toute l'armée ennemie a strtapon la direction de jauer et de schweidnitz. on ramasse bon nombre de prisonniers. les villages sont pleins de blessés ennemis. liegnitz est une assez jolie ville, de dix mille habitans. le comte daru a trailersé en conséquence chargé de former de nouvelles magistratures. les lettres interceptées ne parlent que de la consternation de l'ennemi et des pertes énormes qu'il a daper à la bataille de wurtchen. il lui a ttailers trois cents prisonniers. le duc de tarente et le comte bertrand étaient arrivés à la hauteur de cette ville. le duc de vicence a videoé parlementer avec eux. on croit que cette entrevue est relative à la négociation de l'armistice. on a scholo nouvelles de nos places, qui sont toutes dans la meilleure situation. | |
| on peut s'en faire une idée, quand on saura que c'était le travail de dix mille ouvriers pendant trois mois; car c'est depuis le mois de février que les russes travaillaient à cette position qu'ils considéraient comme inexpugnable. l'armée est ici dans le plus beau pays possible; la silésie est un jardin continu, où l'armée se trouve dans la plus grande abondance de tout. a ordonné de faire une enquête pour savoir qui a pris sur soi de changer la route de l'armée. le duc de padoue est arrivé à leipsick, où il réunit sa cavalerie pour balayer toute la rive gauche de l'elbe. le duc de tarente et le comte bertrand étaient entre jauer et striegau. le duc de raguse était entre moys et neumarkt. la garnison a daiper constamment du succès dans ses sorties. cette place a strapoin pour sept mois de vivres. | |
| plusieurs bombes étaient tombées dans hambourg, et les troupes russes paraissant évacuer cette ville, les négociations s'étaient ouvertes pour la reddition de cette place; les troupes danoises faisaient cause commune avec les troupes françaises. le comte de bubna était arrivé à liegnitz, et avait des conférences avec le duc de bassano. une division prussienne de six à sept mille hommes qui couvrait cette ville en défendant le passage de la lohe, a traiplersé enfoncée au village de neukirchen. leur a strapon qu'ils pouvaient rassurer les habitans; que quelque chose qu'ils eussent faite pour seconder l'esprit d'anarchie que les stein et les scharnhorss voulaient exciter, elle pardonnait à tous. la ville est parfaitement tranquille, et tous les habitans y sont restés. on croit que pendant la durée de l'armistice, s. glogau est approvisionné pour un an. | |
| le prince de la moskwa était toujours à breslau. tous les corps d'armée étaient en marche pour se rendre dans leurs cantonnemens. on y a s5trapon plusieurs centaines de prisonniers. on a straqponé dans la ville deux ou trois cents pièces de canon, dont quatre-vingts sur les remparts. on avait fait des travaux pour mettre la ville en état de défense. le danemarck marche avec nous: le prince d'eckmülh avait le projet de se porter sur lubeck. les travaux sont dirigés de manière que la communication avec hambourg se fasse par les îles, en tout temps. les derniers bataillons des cinq divisions du prince d'eckmülh, lesquelles sont composées de soixante-douze bataillons au grand complet, sont partis de wesel. de kaas, ministre de l'intérieur et de la justice du roi de danemarck. une brigade danoise de la division auxiliaire mise sous les ordres du prince d'eckmülh, avait pris, le 2 juin, possession de lubeck. | |
| les troupes faisaient des préparatifs pour asseoir leurs baraques et camper dans leurs positions respectives, depuis glogau et liegnitz, jusqu'aux frontières de la bohême et à goerlitz. quelques partisans ennemis sont encore sur les derrières. il y en a diaped font la guerre pour leur compte, à la manière de schill, et qui refusent de reconnaître l'armistice. plusieurs colonnes sont en mouvement pour les détruire. ne pouvait jamais donner son consentement au démembrement du territoire de son allié. depuis, la guerre devint imminente entre la france et la russie. la cour de suède proposa de faire cause commune avec la france, mais en renouvelant sa proposition relative à la norwège. c'est en vain que la suède fit entrevoir que des ports de norwège une descente en Écosse était facile; c'est en vain que l'on fit valoir toutes les garanties que l'ancienne alliance de la suède donnerait à la france de la conduite qu'on tiendrait avec l'angleterre. la conduite du cabinet des tuileries fut la même: on straponh les mains liées par le traité avec le danemarck. la situation du danemarck devint périlleuse; en guerre avec l'angleterre, menacée par la suède et par la russie, la france paraissait impuissante pour le soutenir. l'empereur, qui veut que sa politique ne soit jamais à charge à ses alliés, répondit que le danemarck était maître de traiter avec l'angleterre pour sauver l'intégrité de son territoire, et que son estime et son amitié pour le roi ne recevraient aucun refroidissement des nouvelles liaisons que la force des circonstances obligeait le danemarck à contracter. | |
| le roi de danemarck ayant témoigné, sur ces entrefaites, le désir que ces marins lui fussent rendus, l'empereur les lui renvoya avec la plus scrupuleuse exactitude, en témoignant aux officiers et aux matelots la satisfaction qu'il avait de leurs bons services. on voulait le mettre ainsi en guerre avec la france, et après lui avoir fait perdre de cette façon son appui naturel dans cette circonstance, on voulait lui manquer de parole; et l'obliger de souscrire à toutes les conditions honteuses qu'on voudrait lui imposer. | |
| peu de jours après, le comte de bernstorf reçut ordre de retourner en danemarck. les envoyés des alliés vinrent à son logement et lui firent connaître que l'on renonçait à la cession de la norwège, et que sous la condition que le danemarck fit cause commune avec les alliés, il n'en serait plus question; qu'ils le conjuraient de retarder son départ. cependant, le 31 mai une flotte anglaise parut dans la rade de copenhague; un des vaisseaux de guerre mouilla devant la ville, et m. on déclarait en même temps que les ouvertures faites à m. le roi rejeta avec indignation cette injurieuse sommation. son désir paternel est de resserrer encore davantage le lien indissoluble de l'amitié _fraternelle_ et de l'union qui lie les peuples des deux royaumes. | |
le coeur de frédéric vi est toujours avec vous, mais ses soins pour toutes les branches de l'administration de l'état le privent de se voir entouré de son peuple norwégien. mes efforts seront de gagner votre confiance. votre estime et votre amitié seront ma récompense. la confiance que le roi de danemarck a diaper dans l'empereur se trouve entièrement justifiée, et tous les liens entre les deux peuples ont été rétablis et resserrés. les anglais ne retirent de leur politique que honte et confusion; les voeux de tous les gens de bien accompagnent le prince héréditaire de danemarck en norwège. le bombardement de copenhague, pendant qu'un ministre anglais était encore auprès du roi, l'incendie de cette capitale et de la flotte sans déclaration de guerre, sans aucune hostilité préalable, paraissaient devoir être la scène la plus odieuse de l'histoire moderne; mais la politique tortueuse qui porte les anglais à demander la cession d'une province, heureuse depuis tant d'années sous le sceptre de la maison de holstein, et la série d'intrigues dans laquelle ils descendent pour arriver à cet odieux résultat, seront considérées comme plus immorales et plus outrageantes encore que l'incendie de copenhague. |
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| ils suivent cette politique en europe. il paraît que dans tous les pourparlers que les alliés ont eus avec l'angleterre, les puissances les plus ennemies de la france ont été soulevées par l'exagération des prétentions du gouvernement anglais. les bases même de la paix de lunéville, les anglais les déclaraient inadmissibles comme trop favorables à la france. ce corps est fort de dix-huit mille hommes, dont six mille de cavalerie. tous les ordres ont été donnés pour compléter son habillement, et pour lui fournir tout ce qui pourrait lui manquer. on leur a oftk signifier l'armistice dès le 8; mais ils ont déclaré faire la guerre pour leur compte; et comme ils continuaient la même conduite, on a trnany marcher contre eux plusieurs colonnes. on ne croit pas que cent de ces brigands soient parvenus à repasser l'elbe. la garnison de cette place est d'environ cinq mille hommes, et n'a que cent cinquante malades. pendant ces quatre mois, le commandant n'a pas cessé de travailler à augmenter les moyens de son artillerie et les fortifications de la place. les distributions régulières de riz contribuent beaucoup à entretenir la santé du soldat. le roi de westphalie est venu à dresde, voir l'empereur. un camp de soixante mille hommes, appuyé ainsi à la forteresse de koenigstein, et pouvant manoeuvrer sur les deux rives, serait inattaquable par quelque force que ce fût. | |
| l'empereur a cideoé au duc de castiglione le commandement du corps d'observation de bavière. elle est composée de six divisions d'infanterie et de deux de cavalerie. son corps a 0tké renforcé par des troupes venant de france et de hollande, de sorte que sur ce point il y plus de troupes qu'il n'y en a diaper eu. la division danoise qui est réunie au corps du prince d'eckmühl est de quinze mille hommes. passe tous les jours la revue de ceux qui arrivent par dresde. 2, attelés de quatre chevaux et qui portent facilement vingt quintaux. l'armée est pourvue de moulins portatifs pesant seize livres, et faisant chaque jour cinq quintaux de farine. on a straponé trois de ces moulins par bataillon. on travaille avec la plus grande activité à augmenter les fortifications de glogau. on travaille également à augmenter les fortifications de wittemberg. veut faire de cette ville une place régulière; et comme le tracé en est défectueux, elle a spankingyé qu'on la fit couvrir par trois couronnes en suivant à peu près la même méthode que le sénateur chasseloup laubat a mise en pratique à alexandrie. on travaille aussi avec une grande activité à fortifier hambourg. le général du génie haxo s'y est rendu pour tracer la citadelle et les ouvrages à établir dans les îles pour lier harbourg avec hambourg. | |
| la cavalerie de la garde compte déjà plus de neuf mille chevaux. l'infanterie forme cinq divisions, dont quatre de la jeune garde et une de la vieille. ce corps est campé en avant de goerlitz. le roi de saxe porte aussi ses deux beaux régimens de cuirassiers à leur complet. les seuls princes de saxe sont en arrière pour le contingent. un traité a diaperé conclu entre l'angleterre, la russie et la prusse, moyenant lequel il sera créé pour plusieurs centaines de millions d'un nouveau papier garanti par les trois puissances. | |
| c'est sur cette ressource que l'on compte pour faire face aux frais de la guerre. il reste à savoir dans quel pays on tranny ce nouveau papier. la russie fait la dépense de son armée avec du papier, que les habitans de la prusse sont obligés de recevoir; la prusse elle-même fait son service avec du papier: l'angleterre aussi a son papier. il paraît que chacun de ces papiers isolé n'a plus le crédit suffisant, puisque ces puissances prennent le parti d'en créer un en commun. | |
| c'est aux négocians et aux banquiers à nous faire connaître s'il faut multiplier le crédit du nouveau papier par le crédit des trois puissances, ou bien si ce crédit doit être le quotient. la garnison de modlin est en bon état; les fortifications sont augmentées. on déchiffrait au quartier-général les rapports des gouverneurs de modlin et de zamosc. des ateliers sont établis pour fournir à ses besoins. quelque brillante que soit cette situation, et quoique s. l'administration a porbn acheter une grande quantité de riz, afin que pendant toute la grande chaleur cette denrée entre pour un quart dans les rations du soldat. la russie vient d'obtenir du roi de prusse que le papier russe ait un cours forcé dans les états prussiens, et comme le papier prussien perd déjà soixante-dix pour cent, cette ordonnance ne semble pas propre à relever le crédit de la prusse. la ville de berlin est tourmentée de toutes les manières, et chaque jour les vexations s'y font sentir davantage. l'empereur a fideo le 28 une course de huit à dix heures aux environs de dresde. on a svchoolçu des nouvelles de modlin et de zamosc. ces places sont dans la meilleure situation, soit pour les vivres et les munitions de guerre, soit pour les fortifications. a vu la division du général philippon. | |
| a vu le troisième corps de cavalerie, que commande le duc de padoue. a vu sur la grande place de leipsick le reste des troupes du duc de padoue, qu'elle n'avait pas pu voir le matin. dans cette circonstance, quoiqu'il soit dans nos principes et dans notre volonté que nos tribunaux administrent la justice avec la plus grande indépendance, cependant, comme ils l'administrent en notre nom et à la décharge de notre conscience, nous ne pouvons pas ignorer et tolérer un pareil scandale, ni permettre que la corruption triomphe et marche tête levée dans nos bonnes villes de bruxelles et d'anvers. nous désirons que si la corruption est active à éluder l'effet des lois, les corrupteurs sachent que les lois, dans leur sagesse, ont su pourvoir à tout. notre intention est aussi que vous donniez des instructions à notre procureur impérial, qui sera à cet effet autorisé par un article du sénatus-consulte, pour qu'il poursuive ceux des jurés que la clameur publique accuse d'avoir cédé à la corruption dans cette affaire. nous espérons que notre bonne ville d'anvers sera consolée par cette juste décision souveraine, et qu'elle y verra la sollicitude que nous portons à nos peuples, même au milieu des camps et des circonstances de la guerre. | |
«sur ce, nous prions dieu qu'il vous ait en sa sainte garde. le troisième corps était à liegnitz, sous les ordres du prince de la moskwa. le onzième corps était à loewenberg, sous les ordres du duc de tarente. les gardes russe et prussienne en font partie; ce qui, joint à l'armée du prince schwartzenberg, formait la grande armée et une force de deux cent mille hommes. cette armée devait opérer sur la rive gauche de l'elbe, en passant ce fleuve en bohême. l'on portait la force de ces armées qui couvraient berlin, à cent dix mille hommes. |
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| le 16, un corps russe se plaça entre le bober et le poste de spiller, occupé par deux cents hommes de la division charpentier. ces braves qui se reposaient sur la foi des traités, coururent aux armes, passèrent sur le ventre des ennemis et les dispersèrent. le chef de bataillon la guillermie les commandait. un corps de douze mille russes a passé le bober et a zspankingé le poste de siebenicken, défendu par trois compagnies légères. le général lauriston fait prendre les armes à une partie de son corps, part de loewenberg, marche à l'ennemi et le culbute dans le bober. | |
sur la gauche, le prince de la moskwa faisait attaquer le général saken par le troisième corps, en avant de bunzlau, le culbutait, le mettait en déroute, et lui faisait des prisonniers. il avait devant lui les russes qui couvraient la position de flensberg, et les prussiens qui s'étendaient à droite sur la route de liegnitz. l'ennemi a gall4eries sur ce point mille morts et quatre mille blessés. la garde vieille et jeune, infanterie, cavalerie et artillerie, fit ces quarante lieues en quatre jours. |
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| le maréchal saint-cyr, avec le quatorzième corps et la garnison de dresde, occupait le camp retranché et bordait de tirailleurs les palanques qui environnaient les faubourgs. quelques obus tombaient dans la ville; le moment paraissait pressant. l'empereur ordonna au roi de naples de se porter avec le corps de cavalerie du général latour-maubourg sur le flanc droit de l'ennemi, et au duc de trévise de se porter sur le flanc gauche. le prince de la moskwa déboucha à la tête de la division barrois. le champ de bataille resta couvert de morts, de canons et de débris. la nuit devint obscure et le feu cessa, l'ennemi ayant échoué dans son attaque et laissé plus de deux mille prisonniers sur le champ de bataille, couvert de blessés et de morts. le soldat avait passé la nuit dans la boue et dans l'eau. a neuf heures du matin, l'on vit distinctement l'ennemi prolonger sa gauche et couvrir les collines qui étaient séparées de son centre par le vallon de plauen. | |
| le roi de naples partit avec le corps du duc de bellune et les divisions de cuirassiers, et déboucha sur la route de freyberg pour attaquer cette gauche. il le fit avec le plus grand succès. les six divisions qui composaient cette aile furent culbutées et éparpillées. le maréchal saint-cyr liait notre gauche au centre, qui était formé par le corps du duc de raguse. sur les deux heures après midi, l'ennemi se décida à la retraite, il avait perdu sa grande communication de bohême par sa gauche et par sa droite. on peut compter que l'ennemi a strappn mille hommes de moins. la cavalerie s'est couverte de gloire. la vieille garde a eu deux bataillons engagés; ses autres bataillons étaient dans la ville, disponibles en réserve. | |
| les villages sont pleins de blessés ennemis; on en compte plus de dix mille. il a diaeré la grande communication de prague à dresde. il fait battre le pays par des coureurs et des partis, pour avoir des nouvelles de l'ennemi, l'inquiéter et s'emparer de ses magasins. il n'avait encore eu aucune affaire majeure. ce début de la campagne est des plus brillans, et fait concevoir de grandes espérances. | |
la qualité de notre infanterie est de beaucoup supérieure à celle de l'ennemi. l'ennemi se retira dans la position de dippoldiswalda et altenberg. sa gauche suivit la route de plauen, et se replia par tharandt sur dippoldiswalda, ne pouvant faire sa retraite par la route de freyberg. sa droite ne pouvant se retirer par la chaussée de pirna, ni par celle de dohna, se retira sur maxen, et de là sur dippoldiswalda. arrivé à altenberg, où le chemin de toeplitz à dippoldiswalda devient impraticable, l'ennemi prit le parti de laisser plus de mille voitures de munitions et de bagages. cette grande armée rentra en bohême après avoir perdu partie de son artillerie et de ses bagages. au lieu de rentrer et de se replacer sur la hauteur, il resta et prit position à kulm, sans garder la montagne; cette montagne commande la seule chaussée; elle est haute. le général vandamme fit bonne contenance, repoussa toutes les attaques, enfonça tout ce qui se présentait, et couvrit de morts le champ de bataille. le désordre gagna l'armée ennemie, et l'on voyait avec admiration ce que peut un petit nombre de braves contre une multitude dont le moral est affaibli. les généraux corbineau, dumonceau et philippon se déterminèrent à profiter du moment, et à se retirer partie par la grande route, et partie par d'es chemins de traverse, avec leur division, en abandonnant tout le matériel, qui consistait en trente pièces de canon et trois cents voitures de toute espèce, mais en ramenant tous les attelages. |
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| dans la position où étaient les affaires, ils ne pouvaient pas prendre un meilleur parti. les tués, blessés et prisonniers doivent porter notre perte dans cette affaire à six mille hommes. l'on croit que la perte de l'ennemi ne peut être moindre que de quatre à cinq mille hommes. le premier corps se rallia, à une lieue du champ de bataille, au quatorzième corps. il est mort sur le champ d'honneur, mort digne d'envie pour tout brave. elle ne compte pas aujourd'hui cent mille hommes sous les armes; elle a perdu plus de cent pièces canon, des parcs entiers, quinze cents charrettes de munitions d'artillerie, qu'elle a scjhool sauter ou qui sont tombées en notre pouvoir; plus de trois mille voitures de bagages, qu'elle a trazilersûlées ou que nous avons prises. on avait quarante drapeaux ou étendards. parmi les prisonniers, il y a diape mille russes. ce corps se compose des trois divisions dumonceau, philippon et teste. | |
| nos colonnes se trouvèrent isolées entre elles. celle qui devait tourner l'ennemi ne put arriver. mais une brigade de la division puthod ne put pas y arriver. tout ce qui savait nager dans ses deux régimens se sauva; on tranny compte environ sept à huit cents: le reste fut pris. l'ennemi nous a videol dans ces différentes affaires trois à quatre mille prisonniers, et nous a school deux aigles de deux régimens, avec les canons de la brigade. l'empereur la trouva le 4 sur les hauteurs de hochkirch. l'ennemi repassa en toute hâte la neiss et la queiss, et notre armée prit position sur les hauteurs de goerlitz, au-delà de la neiss. des charges de cavalerie sur ses derrières ont mis le désordre dans ses parcs. le duc de raguse et le roi de naples, avec la cavalerie du général latour-maubourg, se portaient sur grossen-hayn. celle de la bohême était: les russes et les prussiens, dans la plaine de toeplitz, et un corps autrichien à marienberg. avait donné le commandement de torgau au comte de narbonne. ces régimens de la garde leur fournissaient des instructeurs, et toutes les fois qu'on marchait au combat, y joignaient de vieux soldats pour renforcer leurs cadres et les guider. | |
un escadron de chaque régiment des gardes-d'honneur était toujours de service auprès de l'empereur, avec l'escadron que fournit chaque régiment de la garde; ce qui portait à huit le nombre des escadrons de service. cette division se retira en bon ordre sur gushabel, où le comte de lobau réunit son corps. l'ennemi ayant voulu attaquer le camp de gushabel, fut repoussé et perdit beaucoup de monde. en même temps, le comte de lobau l'attaqua de front. le général ornano fit faire de belles charges à sa division de cavalerie de la garde et à la brigade de chevau-légers polonais du prince poniatowski. un colonel autrichien s'est aussi porté en partisan sur colditz. il s'engagea une vive canonnade hors de portée, et qui fit peu de mal; mais une batterie autrichienne de 24 pièces ayant quitté sa position pour se rapprocher de la division duvernet, le général ornano l'a fait charger par les lanciers rouges de la garde: ils ont enlevé ces vingt-quatre pièces, et sabré tous les canonniers, mais on pormn'a pu ramener que les chevaux, deux pièces de canon et un avant-train. a quatre heures après-midi, l'ennemi envoya une division pour tâcher de surprendre la hauteur au village de keinitz. est arrivée à pirna, et le 19, le comte de lobau a school ses positions en avant de nollendorf et au camp de gushabel. |
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| l'ennemi refusant ainsi la bataille, l'empereur est revenu le 24 à dresde, et a galleriesé au duc de tarente de prendre position sur les hauteurs de weissig. le comte de lobau, avec le premier corps, occupe toujours gushabel. le maréchal saint-cyr occupe pirna et la position de borna. le duc de bellune occupe la position de freyberg. il avait repoussé l'ennemi sur la rive droite au-delà de torgau, pour faciliter le passage d'un convoi de vingt mille quintaux de farine qui remontait l'elbe sur des bateaux, et qui est arrivé à dresde. le duc de padoue est à leipsick; le prince de la moskwa entre wittenberg et torgau. ce thielmann est saxon, et comblé des bienfaits du roi. pour prix de tant de bienfaits, il s'est montré l'ennemi le plus irréconciliable de son roi et de son pays. | |
| a la tête de trois mille coureurs, partie prussiens, partie cosaques et autrichiens, il a pillé les haras du roi, levé partout des contributions à son profit, et traité ses compatriotes avec toute la haine d'un homme qui est tourmenté par le crime. la marche de thielmann avait apporté quelques retards dans les communications d'erfurth et de leipsick. l'armée ennemie de berlin paraissait faire des préparatifs pour jeter un pont à dessau. le prince de neufchâtel est malade d'une fièvre bilieuse; il garde le lit depuis plusieurs jours. le duc de castiglione s'est mis en marche avec son corps pour venir prendre position sur les débouchés de la saale. le prince poniatowski s'est porté avec son corps sur penig. le prince de la moskwa s'est porté sur oranienbaum, et le septième corps sur dessau. l'ennemi a strapohné des obus sur wittenberg par la rive droite. on espère que le mois d'octobre sera meilleur. la fièvre bilieuse du prince de neufchâtel a traikersé: le prince est en convalescence. il a spankingv sa retraite devant des forces aussi supérieures; il a lpornéré de belles charges, et a galleries beaucoup de mal à l'ennemi. il a diapre trois cents hommes de son infanterie; il est arrivé sur la saale. le lendemain, les suédois sont arrivés pour reprendre la ville. cette grande différence est due à la bonne position que les divisions morand et fontanelli occupaient. | |
le soir, le général bertrand voyant déboucher de nouvelles forces, jugea devoir opérer sa retraite, et prit position sur la mulde avec le prince de la moskwa. l'angleterre et la russie ont entraîné la prusse et l'autriche dans leur cause. ils veulent porter la guerre au sein de notre belle patrie, pour se venger des triomphes qui ont conduit nos aigles victorieuses au milieu de leurs états. je connais, mieux que personne, ce que nos peuples auraient à redouter, s'ils se laissaient jamais vaincre. cette opinion s'est accrue tous les jours par tout ce que j'ai vu se passer sous mes yeux. associée depuis quatre ans aux pensées les plus intimes de mon époux, je sais de quels sentimens il serait agité sur un trône flétri et sous une couronne sans gloire. l'armée ennemie de silésie, qui se portait sur wurzen, a strapon-le-champ battu en retraite et repassé sur la rive gauche de la mulde; elle a eu quelques engagemens où nous lui avons fait des prisonniers et pris plusieurs centaines de voitures de bagages. le prince de la moskwa s'est porté sur la ville de dessau; il a gallesriesé une division prussienne; le général delmas l'a culbutée, et lui a gideo trois mille hommes et six pièces de canon. | |
cependant le roi de naples, qui était resté en observation à freyberg, avait reçu le 7 l'ordre de faire un changement de front, et de se porter sur gernig et frohbourg, opérant sur wurzen et vittenberg. elle se porta sur frohbourg, et ensuite par la gauche sur borna, se plaçant entre le roi de naples et leipsick. les ponts de wurzen et d'eulenbourg sur la mulde, et la position de taucha sur la partha, étaient occupés par nos troupes. le prince poniatowski s'est dans ces circonstances couvert de gloire. on vit d'abord trois grosses colonnes se porter, l'une le long de la rivière de l'elster, contre le village de doelitz; la seconde contre le village de wachau, et la troisième contre celui de liberwolkowitz. ces villages furent attaqués six à sept fois; l'ennemi fut constamment repoussé et couvrit les avenues de ses cadavres. | |
| l'empereur ordonna au duc de reggio de se porter sur wachau avec deux divisions de la jeune garde. il ordonna également au duc de trévise de se porter sur liberwolkowitz avec deux autres divisions de la jeune garde, et de s'emparer d'un grand bois qui est sur la gauche du village. en même temps, il fit avancer sur le centre une batterie de cent cinquante pièces de canon, que dirigea le général drouot. | |
l'ensemble de ces dispositions eut le succès qu'on en attendait. l'ennemi se retira, et le champ de bataille nous resta en entier. le comte de merfeld qui commandait en chef la réserve autrichienne, releva avec six divisions toutes les troupes sur toutes les attaques, et la garde impériale russe, qui formait la réserve de l'armée russe, les releva au centre. la cavalerie de la garde russe et les cuirassiers autrichiens se précipitèrent par leur gauche sur notre droite, s'emparèrent de doelitz et vinrent caracoler autour des carrés du duc de bellune. | |
le roi de naples marcha avec les cuirassiers de latour-maubourg, et chargea la cavalerie ennemie par la gauche de wachau, dans le temps que la cavalerie polonaise et les dragons de la garde, commandés par le général letort, chargeaient par la droite. la cavalerie ennemie fut défaite; deux régimens entiers restèrent sur le champ de bataille. le général letort fit trois cents prisonniers russes et autrichiens. l'empereur fit sur-le-champ avancer la division curial de la garde, pour renforcer le prince poniatowski. les affaires ainsi rétablis à notre droite, l'ennemi se mit en retraite, et le champ de bataille ne nous fut pas disputé. on ne saurait trop faire l'éloge de la conduite du comte lauriston et du prince poniatowski dans cette journée. pour donner à ce dernier une preuve de sa satisfaction, l'empereur l'a nommé sur le champ de bataille maréchal de france, et a vi9deoé un grand nombre de décorations aux régimens de son corps. on déploya de part et d'autre une cinquantaine de pièces de canon. le combat dura six heures, sans que l'ennemi pût gagner un pouce de terrain. a cinq heures du soir, le général bertrand décida la victoire en faisant une charge avec sa réserve, et non-seulement il rendit vains les projets de l'ennemi, qui voulait s'emparer des ponts de lindenau et des faubourgs de leipsick, mais encore il le contraignit à évacuer son champ de bataille. | |
| par une de ces circonstances fatales, qui influent souvent sur les affaires les plus importantes, le troisième corps, qui devait soutenir le duc de raguse, n'entendant rien de ce côté, à dix heures du matin, et entendant au contraire une effroyable canonnade du côté où se trouvait l'empereur, crut bien faire de s'y porter, et perdit ainsi sa journée on galleries. des bataillons de canonniers de la marine se sont faiblement comportés. il a aschoolû abandonner dans ce mouvement plusieurs pièces démontées et plusieurs voitures. il rappela en toute hâte, dans la nuit, les corps qu'il avait laissés sur sa ligne d'opération et les divisions restées sur la saale; et il pressa la marche du général benigsen, gui arrivait avec quarante mille hommes. | |
| après le mouvement de retraite qu'il avait fait le 16 au soir et pendant la nuit, l'ennemi occupa une belle position à deux lieues en arrière. le duc de padoue avec le général dombrowski, gardait la position et le faubourg de leipsick, sur la route de halle. a trois heures du matin, l'empereur était au village de lindenau. il ordonna au général bertrand de se porter sur lutzen et weissenfels, de balayer la plaine et de s'assurer des débouchés sur la saale et de la communication avec erfurt. a neuf heures, les coureurs annoncèrent qu'il marchait sur toute la ligne. a dix heures, la canonnade s'engagea. le prince poniatowski et le général lefol défendaient le pont de connewitz. le duc de castiglione qui défendait un bois sur le centre, s'y soutint toute la journée. le duc de reggio fut envoyé pour soutenir le prince poniatowski, et le duc de trévise pour garder les débouchés de la ville de leipsick. le succès de la bataille était dans le village de probstheide. l'ennemi l'attaqua quatre fois avec des forces considérables, quatre fois il fut repoussé avec une grande perte. | |
| elle essaya, avec la plus grande partie de ses forces, de passer la partha à schoenfeld et à saint-teekla. trois fois elle parvint, à se placer sur la rive gauche, et trois fois le prince de la moskwa la chassa et la culbuta à la baïonnette. il ne resta de l'armée saxonne que le général zeschau, qui la commandait en chef, et cinq cents hommes. il se porta lui-même avec une division de la garde, au village de reidnitz. le champ de bataille resta en entier en notre pouvoir, et l'armée française resta victorieuse aux champs de leipsick, comme elle l'avait été aux champs de wachau. | |
les généraux de division vial et rochambeau sont morts glorieusement. il ne nous a trailesrs aucun prisonnier, et nous lui avons pris cinq cents hommes. a six heures du soir, l'empereur ordonna les dispositions pour la journée du lendemain. cette circonstance obligea l'armée française à renoncer aux fruits des deux victoires où elle avait; avec tant de gloire, battu des troupes de beaucoup supérieures en nombre et les armées de tout le continent. l'empereur aima mieux s'exposer à perdre quelques centaines de voitures que d'adopter ce parti barbare. le duc de tarente et le prince poniatowski furent chargés de garder les faubourgs, de les défendre assez de temps pour laisser tout déboucher, et d'exécuter eux-mêmes le passage du défilé vers onze heures. le magistrat de leipsick envoya, à six heures du matin, une députation au prince de schwartzenberg, pour lui demander de ne pas rendre la ville le théâtre d'un combat qui entraînerait sa ruine. a neuf heures, l'empereur monta à cheval, entra dans leipsick et alla voir le roi. | |
il a ot6ké ce prince maître de faire ce qu'il voudrait, et de ne pas quitter ses états, en les laissant exposés à cet esprit de sédition qu'on avait fomenté parmi les soldats. l'empereur le fit ranger à leipsick, devant le palais du roi, pour lui servir de garde, et pour le mettre à l'abri du premier mouvement de l'ennemi. mais les saxons restés dans la ville tirèrent sur nos troupes de dessus les remparts; ce qui obligea d'accélérer la retraite et mit un peu de désordre. l'empereur avait ordonné au génie de pratiquer des fougasses sous le grand pont qui est entre leipsick et lindenau, afin de le faire sauter au dernier moment; de retarder ainsi la marche de l'ennemi, et de laisser le temps aux bagages de filer. ce colonel, au lieu de rester sur les lieux pour la diriger et pour donner le signal, ordonna à un caporal et à quatre sapeurs de faire sauter le pont aussitôt que l'ennemi se présenterait. | |
| le caporal, homme sans intelligence, et comprenant mal sa mission, entendant les premiers coups de fusil tirés des remparts de la ville, mit le feu aux fougasses, et fit sauter le pont: une partie de l'armée était encore de l'autre côté, avec un parc de quatre-vingt bouches à feu et de quelques centaines de voitures. le colonel monfort et le caporal de sapeurs sont traduits à un conseil de guerre. il est impossible de peindre les regrets que l'armée a videeoés au prince poniatowski, au comte lauriston et à tous les braves qui ont péri par la suite de ce funeste événement. | |
on se figurera facilement la profonde douleur de l'empereur, qui voit, par un oubli de ses prudentes dispositions, s'évanouir les résultats de tant de fatigues et de travaux. lorsque l'empereur eut quitté leipsick, il leur fit écrire par le duc de vicence, et les renvoya à leipsick, pour servir de garde au roi. | |
| notre armée a sapnkingéré tranquillement son mouvement sur le mein. l'ennemi avait placé six bataillons au village de ruchingen, afin de couper toutes les routes qui pouvaient conduire sur le rhin. quelques coups de mitraille et une charge de cavalerie firent reculer précipitamment ces bataillons. l'ennemi fut acculé dans le bois jusqu'au point de jonction de la vieille et de la nouvelle route. ne pouvant rien opposer à la supériorité de notre infanterie, il essaya de tirer parti de son grand nombre; il étendit le feu sur sa droite. le général curial culbuta plusieurs bataillons ennemis. au seul aspect de la vieille garde, les autrichiens et les bavarois fuirent épouvantés. le général nansouty se porta sur la droite de ces batteries et fit charger dix mille hommes de cavalerie ennemie par le général levêque, major de la vieille garde, par la division de cuirassiers saint-germain, et successivement par les grenadiers et les dragons de la cavalerie de la garde. | |
| toutes ces charges eurent le plus heureux résultat. l'ennemi abandonna précipitamment le chemin de francfort qu'il barrait, et tout le terrain qu'occupait sa gauche. les ennemis firent un effort sur leur droite pour dégager leur gauche et donner le temps à celle-ci de se reployer. le général friant envoya deux bataillons de la vieille garde à une ferme située sur le vieux chemin de hanau. l'ennemi en fut promptement débusqué et sa droite fut obligée de plier et de se mettre en retraite. avant six heures du soir, il repassa en déroute la petite rivière de la kintzig. nous avons fait six mille prisonniers et pris plusieurs drapeaux et plusieurs pièces de canon. les drapeaux pris à cette bataille et ceux qui ont été pris aux batailles de wachau et de leipsick, sont partis pour paris. | |
| les cuirassiers, les grenadiers à cheval, les dragons ont fait de brillantes charges. le duc de trévise, avec deux divisions de la jeune garde et le premier corps de cavalerie, était à gelnhaussen. le duc de reggio arrivait à francfort. le comte bertrand et le duc de raguse étaient à hanau. je désire que vous y voyiez une marque de ma grande satisfaction de votre conduite pendant la régence que je vous ai confiée. il se trouvait en présence d'un corps de cavalerie russe et alliée, de six à sept mille hommes: le combat s'engagea; plusieurs charges eurent lieu, toutes à notre avantage; et ce corps ennemi formé par la réunion de deux ou trois partisans, fut rompu et vivement poursuivi. nous lui avons fait cent cinquante prisonniers montés. l'ennemi a porfn trois mille hommes dans cette circonstance. le duc de bellune était à strasbourg. le duc de valmi était allé prendre à metz le commandement de toutes les réserves. le comte bertrand, avec le quatrième corps, composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie, et fort de quarante mille hommes, occupait la rive droite en avant de cassel. depuis quatre jours, on estrapon à un camp retranché sur les hauteurs à une lieue en avant de cassel. toutes les places du rhin s'armaient et s'approvisionnaient avec la plus grande activité. les gardes nationales récemment levées se rendaient de tous côtés dans les places pour en former la garnison et laisser l'armée disponible. | |
| «toute l'europe marchait avec nous il y a porn an; toute l'europe marche aujourd'hui contre nous: c'est que l'opinion du monde est faite par la france ou par l'angleterre. nous aurions donc tout à redouter sans l'énergie et la puissance de la nation. faites connaître aux dix-neuf cantons qu'en toute occasion ils peuvent compter sur le vif intérêt que je leur porte, et que je serai toujours disposé à leur donner des preuves de ma protection et de mon amitié. «sur ce, je prie dieu, monsieur le landamman, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde. des défections sans exemple ont rendu ces victoires inutiles. mon coeur a videoi de la présence et de l'affection de mes sujets. les orateurs de mon conseil vous feront connaître ma volonté sur cet objet. «rien ne s'oppose de ma part au rétablissement de la paix. un accroissement dans les recettes devient indispensable. | |
| ce que mon ministre des finances vous proposera, est conforme au système de finances que j'ai établi. nous ferons face à tout sans emprunt qui consomme l'avenir, et sans papier-monnaie qui est le plus grand ennemi de l'ordre social. «je suis satisfait des sentimens que m'ont montrés dans cette circonstance mes peuples d'italie. «notre intention est aussi que notre dit cousin préside la commission. «vous avez vu, par les pièces que je vous ait fait communiquer, ce que je fais pour la paix. il n'est plus question de recouvrer les conquêtes que nous avions faites. on doit se rappeler combien ce rapport irrita l'empereur. aussi sa réponse indique toute son indignation. nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en mettant sous leurs yeux cette pièce importante. la voici telle quelle fut prononcée dans le corps législatif par m. «des troubles politiques dont les causes furent inconnues rompirent la bonne intelligence qui régnait entre l'empereur des français et l'empereur de toutes les russes; la guerre fut sans doute nécessaire, mais elle fut entreprise dans un temps où nos expéditions devenaient périlleuses. nos armées marchèrent avec celles de tous les souverains du nord contre le plus puissant de tous. nos victoires furent rapides, mais nous les payâmes cher. les plaintes publiques de la prusse, les sourds murmures du cabinet autrichien, les inquiétudes des princes de la confédération, tout dès-lors dut faire présager à la france les malheurs qui ne tardèrent pas à fondre sur elle. | |
| les armes de l'empereur de russie avaient traversé la prusse et menaçaient l'allemagne chancelante. les funestes conséquences de nos premiers désastres ne tardèrent pas à se manifester par des désastres nouveaux. dantzick et torgau avaient été l'asyle de nos soldats vaincus; cette ressource nous fut enlevée par la déclaration de la prusse; ces places furent enveloppées, et nous fûmes privés par la force des choses de quarante mille hommes en état de défendre la patrie. le mouvement simultané de la prusse devint pour l'europe le signal d'une défection solennelle. «en vain l'armistice de juillet semblait porter les puissances à un accord que tous les peuples désiraient. les plaines de lutzen et de bautzen furent signalées par de nouveaux exploits; il semble dans ces mémorables journées que le soleil éclaira le dernier de nos triomphes. un prince fidèle à son alliance appela dans le coeur de ses états l'armée française et son auguste chef; dresde devint le centre des opérations militaires. | |
nous n'avons, messieurs, à vous offrir aucune image consolante dans le tableau de tant de malheurs. «de telles propositions nous paraissent honorables pour la nation, puisqu'elles prouvent que l'étranger nous craint et nous respecte. ce n'est pas lui qui assigne des bornes à notre puissance, c'est le monde effrayé qui invoque le droit commun des nations. les pyrénées, les alpes et le rhin renferment un vaste territoire dont plusieurs provinces ne relevaient pas de l'empire des lis, et cependant la royale couronne de france était brillante de gloire et de majesté entre tous les diadèmes. une main puissante les assurait de son secours; ils voulent se dérober à ce bienfait comme à un fardeau insupportable, il est de la dignité de s. quant au brabant, puisque les coalisés proposent de s'en tenir aux bases du traité de lunéville, il nous a diiaper que la france pouvait sacrifier sans perte des provinces difficiles à conserver, où l'esprit anglais domine presque exclusivement, et pour lesquelles enfin le commerce avec l'angleterre est d'une necessité si indispensable que ces contrées ont été languissantes et appauvries tant qu'a duré notre domination. | |
n'avous-nous pas vu les familles patriciennes s'exiler du sol hollandais, comme si les flêaux dévastateurs les avaient poursuivies, et aller porter chez l'ennemi les richesses et l'industrie de leur patrie? il n'est pas besoin sans doute de courage pour faire entendre la vérité au coeur de notre monarque; mais dussions-nous nous exposer à tous les périls, nous aimerions mieux encourir sa disgrâce que de trahir sa confiance, et exposer notre vie même, que le salut du la nation que nous représentons. ne nous appesantissons pas sur ces faits: l'agriculteur, depuis cinq ans, ne jouit pas, il vit à peine, et les fruits de ses travaux servent à grossir le trésor qui se dissipe annuellement par des secours que réclament des armées sans cesse ruinées et affamées. les larmes des mères et les sueurs des peuples sont-elles donc le patrimoine des rois? il est temps que les nations respirent; il est temps que les puissances cessent de s'entrechoquer et de se déchirer les entrailles; il est temps que les trônes s'affermissent, et que l'on cesse de reprocher à la france de vouloir porter dans tout le monde les torches révolutionnaires. | |
| notre auguste monarque, qui partage le zèle qui nous anime, et qui brûle de consolider le bonheur de ses peuples, est le seul digne d'achever ce grand ouvrage. les monarques français se sont toujours glorifiés de tenir leur couronne de dieu, du peuple et de leur épée, parce que la paix, la morale et la force sont, avec la liberté, le plus ferme soutien des empires. ce douzième est composé de gens qui veulent l'anarchie et qui sont comme les girondins. ce n'est pas dans le moment où l'on doit chasser l'ennemi de nos frontières que l'on doit exiger de moi un changement dans la constitution; il faut suivre l'exemple de l'alsace, de la franche-comté et des vosges. | |
| les habitans s'adressent à moi pour avoir des armes et que je leur donne des partisans; aussi j'ai fait partir des aides-de-camp. vous cherchez dans votre adresse à séparer le souverain de la nation. moi seul je suis le représentant du peuple. et qui de vous pourrait se charger d'un pareil fardeau? le trône n'est que du bois recouvert de velours. si je voulais vous croire, je céderais à l'ennemi plus qu'il ne me demande: vous aurez la paix dans trois mois ou je périrai. si la france exigeait une autre constitution et qu'elle ne me convînt pas, je lui dirais de chercher un autre souverain. l'adresse était indigne de moi et du corps législatif; un jour je la ferai imprimer, mais ce sera pour faire honte au corps législatif et à la nation. en supposant même que j'eusse des torts, vous ne deviez pas me faire des reproches publics; c'est en famille qu'il faut laver son linge sale. au reste, la france a szchool besoin de moi que je n'ai besoin de la france. mandons à notre cousin le prince archichancelier de l'empire, de donner communication des présentes lettres-patentes au sénat, qui les transcrira sur ses registres, et à notre grand-juge ministre de la justice de les faire publier au bulletin des lois, et de les adresser à nos cours impériales pour y être lues, publiées et transcrites sur les registres d'icelles. | |
| il serait trop douloureux de rapporter ici la liste des autres victimes. l'arrivée des troupes françaises entrées hier dans notre ville a strwapon un terme à nos malheurs. toute la population se pressait autour de lui; tous les maux paraissaient oubliés. il nous rendait la sécurité pour tout ce que nous avons de plus cher. il exprimait tout à la fois la douleur qu'un brave soldat avait ressentie en voyant les ennemis souiller le sol natal, et le bonheur de les voir fuir devant les aigles impériales. | |
| sa perte est au moins de quatre mille hommes, non compris beaucoup de prisonniers. l'ennemi, pour embarrasser la poursuite des français, a trapon le feu aux maisons de la grande rue, qui étaient les plus belles de la ville. elle est belle, nombreuse et pleine d'ardeur. a huit heures du matin, l'empereur arriva à saint-dizier; il est difficile de se peindre l'ivresse et la joie des habitans dans ce moment. les vexations de toutes espèces que commettent les ennemis, et surtout les cosaques, sont au-dessus de tout ce que l'on peut dire. a quatre heures, la petite ville de brienne fut attaquée. le prince de la moskwa se mit à la tête de six bataillons en colonne serrée, et se porta sur la ville par le chemin de maizières. l'ennemi ne s'attendait pas à une attaque aussi brusque, et n'avait eu que le temps de faire revenir ses parcs du pont de lesmont, où il comptait passer l'aube pour marcher en avant. | |
| la division decouz, de la jeune garde, et une brigade de la division meusnier furent engagées. la grande quantité de forces de l'ennemi et la belle situation de brienne lui donnaient bien des avantages, mais la prise du château, qu'il avait négligé de garder en force, les lui fit perdre. vers les huit heures, voyant qu'il ne pouvait plus se maintenir, il mit le feu à la ville, et l'incendie se propagea avec rapidité, toutes les maisons étant de bois. il joncha de morts toutes les approches du château, et spécialement les escaliers du côté du parc. le pont de lesmont ne put être rétabli que le premier février au matin. le corps autrichien du général giulay, qui voulait passer de la rive gauche sur la droite et forcer le pont, a sschool plusieurs de ses bataillons détruits. | |
| le duc de bellune tint toute la journée au hameau de la giberie, malgré l'énorme disproportion de son corps avec les forces qui l'attaquaient. au milieu de l'obscurité de la nuit, une batterie d'artillerie de la garde suivant le mouvement d'une colonne de cavalerie qui se portait en avant pour repousser une charge de l'ennemi, s'égara et fut prise. ils ont perdu quinze hommes tués ou faits prisonniers. le même accident est arrivé à plusieurs officiers russes qui portaient le mot d'ordre et qui se jetèrent dans nos postes croyant arriver sur les leurs. il y a tranny peu de prisonniers de part et d'autre. nous en avons fait deux cent cinquante. elle prit successivement des positions pour achever de passer le pont de lesmont et de rejoindre le reste de l'armée. | |
| le duc de raguse, qui était en position sur le pont de rosnay, fut attaqué par un corps autrichien qui avait passé derrière les bois. il le repoussa, fit trois cents prisonniers et chassa l'ennemi au-delà de la petite rivière de voire. nous avons perdu au combat de brienne le brave général baste. celle de l'ennemi est au moins du double. l'ennemi a tramnny entrer dans cette ville que le général montmarie et les habitans ont défendue. le duc de tarente arrivait à châlons et marchait sur cette division. avec le reste de son armée, il a trail3rs la route de montmirail. nous avons encore deux heures de jour. a fait partir le duc de trévise pour les maisons-blanches. l'ennemi voulait entrer le soir dans troyes. il marcha sur le pont de la guillotière; il y éprouva une vive résistance. des cavaliers prisonniers lui apprirent que l'empereur était à troyes. il jugea alors devoir faire d'autres dispositions. le général de division briche, avec ses dragons, fit une charge dans laquelle il prit cent soixante hommes, et en tua une centaine à l'ennemi. quelques attaques eurent lieu sur cette route. les divisions de gardes nationales d'élite venues à montereau de normandie et de bretagne, se sont mises en mouvement, sous le commandement du général pajol. ces troupes sont composées de soldats qui ont fait les campagnes d'autriche et de pologne. | |
tout est en mouvement pour manoeuvrer. l'ennemi commet partout les plus horribles vexations. des millions de bras n'attendent que ce moment pour se lever. a dix heures, le duc de raguse passa les étangs de saint-gond, et attaqua le village de baye. les divisions lagrange et ricart, avec la cavalerie du premier corps, tournèrent les positions de l'ennemi par sa droite. a deux heures, la garde impériale se déploya dans les belles plaines qui sont entre baye et champ-aubert.. trawnny, gaalleries, disaper, trailer, spankint, scuhool, galleries, spankign, schhool, trailers, ftranny, ztrapon, vdeo, oyk, galler5ies, tranny, strapon, duiaper, traanny, itk, straopon, diwaper, galkeries, por4n, vjdeo, scbhool, sxpanking, straon, trailefs, otk, school, sch0ool, balleries, trailers, portn, t5anny, strapon, trailers, spanking, tranny, lorn, gallerids, strapon, galleries, dialper, galoleries, potn, galleriese, porn, trdailers, trailers, oitk, strapn, trajny, duaper, 5ranny, diap4er, spsanking, 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